Né en 1978 à Montauban et de formation supérieure en Arts Appliqués, l’artiste Benoît Varaillon enseigne cette discipline depuis 2001. En parallèle il s’intéresse à différentes formes actuelles d’art graphique. Depuis 2004 il se passionne pour l’estampe japonaise et commence par réunir quelques pièces anciennes d’auteurs classiques du 19ième siècle comme Kuniyoshi, Hiroshige, Yoshitoshi pour ne citer qu’eux.

 

2013

La curiosité l’a poussé à entreprendre en 2013 une première expérience personnelle de gravure sur bois intitulée « Skull » centrée sur une variation colorimétrique inspirée du Pop Art (de 7 à 9 passages). Cette démarche décisive l’incite à se documenter sur l’apprentissage de la technique d’impression traditionnelle japonaise : le moku hanga.



2014

Dans le cadre de l’exposition « Samouraï : 1000 ans d’histoire du Japon » au Château des Ducs de Bretagne à Nantes en 2014, il crée, sous le pseudonyme Beno, le projet « Samouraï » édité à 100 exemplaires (7 passages couleurs dont un passage micacé sur papier artisanal japonais Nishinouchi). Hommage graphique aux derniers samouraïs photographiés dans les années 1860, le résultat est une œuvre originale qui constitue une passerelle entre tradition japonaise et création contemporaine.

En octobre 2014 il intègre une formation auprès de l'artiste Miriam Zegrer afin de développer sa technique.

 

2015

Au début de 2015, nouveau lien vers le Japon né de la rencontre avec la comédienne Elodie Cazanave « effeuilleuse » comme elle se plaît à le dire, Beno entame la création de l’estampe « Elo » réalisée à 80 exemplaires (14 passages couleurs). Cette estampe s’inspire des portraits d’acteurs du Kabuki (yakusha-e) imprimés sur papier.

 

2016

En mars 2016 le Passage Sainte-Croix et le Château des Ducs de Bretagne à Nantes ont proposé à Beno de poser son regard sur la tradition de l’Icône. L’estampe « Mère et enfant » présentée à l'exposition " Îcones, trésors de réfugiés " (60 exemplaires - 12 passages couleurs et gaufrage) est née d’une photographie personnelle où il s’inspire des codes de représentation des icônes grecques.

Décembre 2016 voit la fabrication de l’estampe « Asano » (35 exemplaires - 14 passages couleurs dont un passage micacé et gaufrage) pour le tirage luxe du catalogue d’exposition « Samouraïs regards sur une collection particulière » au Château de Malbrouck en Moselle. Puisant aux sources des thèmes traditionnels, cette composition évoque aussi bien le mont Fuji que la grande vague de Kanagawa, symboliques marquantes pour l’occident rappelées par la présence de l’armoirie du clan Asano, famille de samouraïs du domaine d’Hiroshima, dont l’histoire retiendra le seigneur Asano Naganori (1667-1701) au moment de l’affaire des 47 Rônin.



2017

En avril 2017, Beno est invité au Japon dans le cadre de l’émission « the world ! » « nipponikitaihito » par TV Tokyo pour voyage décisif lui permettant de pénétrer l’univers de la fabrication traditionnelle des estampes.

pour voir les émissions, cliquer sur les liens ci-dessous:

/// EPISODE 1 ///     /// EPISODE 2 ///


Il rencontre ainsi Kasuo Watanabe (sculpteur sur bois certifié artisan traditionnel d’estampes de l’époque Edo par le Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie), Hideo Yoshida (imprimeur manuel et artisan certifié par l’Agence des Affaires Culturelles pour l’Héritage Culturel Intangible et la Conservation de Techniques Sélectionnées) /www.ukiyoeproject.com/ ainsi que Gotou Hidehiko (fabricant de baren traditionnel – presse manuelle d’imprimeur – et artiste). Ces échanges confirment l'envie de poursuivre la voie empruntée tout en affirmant un style propre mêlant cultures occidentale et nippone, arts graphiques contemporains et arts traditionnels anciens.

L’estampe « Chushingura », créée pour l’exposition " 47 Ronin, histoire d'un mythe japonais en estampes " au Château des Ducs de Bretagne à Nantes (octobre 2017 – janvier 2018), est l’occasion de mettre en œuvre des techniques nouvelles acquises lors des rencontres avec les artisans japonais. En intégrant le visage d'un acteur emblématique dans une composition portant les références graphiques des portraits des samouraïs sans maître, Beno propose une nouvelle interprétation du mythe des « Loyaux d’Ako » (Chushingura).

 

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